Les interventions : la chirurgie orbito-palpébrale

Trouble dynamique : ptosis

Le ptosis se définit par une chute de la paupière supérieure résultant d’un déficit du muscle releveur de la paupière supérieure ou d’une désinsertion de l’aponévrose de celui-ci.
En cas de ptosis important, il peut alors exister une véritable gêne visuelle. Son atteinte peut être uni ou bilatérale.

Technique chirurgicale :

Globalement deux techniques permettent de corriger le ptosis.

  • La première se fait par une incision comparable à celle d’une blépharoplastie c’est à dire au niveau du pli palpébral supérieur. Des points de suture placés au niveau du muscle permettent de le retendre et de repositionner ainsi le bord libre de la paupière au dessus de la pupille.
    Une consultation à 48 heures est systématique et permet , si le résultat est insatisfaisant (par excès ou par default), de réaliser rapidement une retouche avant que le résultat ne soit définitif.
  • La deuxième se fait par l’intérieur de la paupière c’est à dire en passant au niveau de la conjonctive. Lors de l’intervention, la paupière supérieure est éversée et un muscle accessoire (le muscle de Muller) est réséqué sur une hauteur de 8 mm.
    Cette intervention standardisée est plus aléatoire dans ses résultats.

L’intervention est réalisée sous anesthésie locale en chirurgie ambulatoire.

Risques opératoires :

  • Hématome
  • lagophtalmie à savoir impossibilité de fermer complétement l’œil
  • kystes épidermiques
  • Larmoiement
  • Imperfections de résultat qui peuvent nécessiter une correction secondaire

Suites opératoires :

  • Œdème et hématome pendant 7 jours
  • Douleurs modérées prises en charge par des antalgiques simples
  • Soins locaux avec lavage oculaire à l’aide de larmes artificielles et application d’une pommade cicatrisante
  • Ablation des fils a J 8
  • Suivi régulier à 7 jours, 1, 6 et 12 mois
  • L’arrêt complet du tabac est souhaité avant et après l’intervention de façon à ne pas gêner la cicatrisation